Journée mondiale de l’endométriose : Discours de Mme le Ministre de la Santé

Mesdames et Messieurs,
Chères femmes, chères filles,

À l’instar de la Communauté Internationale, le Gabon célèbre la Journée mondiale de l’endométriose.


Cette maladie affecte des millions de femmes à travers le monde, tout en restant encore trop souvent méconnue. Aujourd’hui, je prends la parole pour porter leur voix et rappeler, avec force, notre responsabilité collective d’agir en leur apportant des réponses concrètes et durables.

L’endométriose est une maladie chronique caractérisée par la présence de tissus semblables à ceux de l’utérus en dehors de celui-ci, provoquant des douleurs intenses et dans certains cas, des difficultés à concevoir.

Je tiens à saluer l’engagement remarquable des associations, des professionnels de santé et de tous ceux qui accompagnent les femmes au quotidien. Votre dévouement contribue à faire sortir cette maladie de l’ombre.

L’endométriose n’est pas une simple douleur. C’est une réalité médicale, sociale et profondément humaine. Derrière chaque statistique se cachent des vies bouleversées, des projets suspendus, des rêves retardés. Une femme sur dix dans le monde vit avec cette maladie, souvent en silence, mais toujours avec un courage admirable.

Au Gabon, sur 6 666 femmes dépistées au cours des 30 dernières années, 7,2 % présentaient une endométriose.
Ces chiffres traduisent des parcours de soins éprouvants et des souffrances souvent invisibles. Chaque vie compte, chaque voix mérite d’être entendue, chaque douleur doit être reconnue.

Sous la haute vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence  Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, nous affirmons que la santé et la dignité des femmes sont au cœur de nos priorités. Chaque action engagée en leur faveur reflète la détermination du Gouvernement à bâtir un système de santé inclusif, attentif et solidaire.

Nous avons entendu vos attentes :
• une meilleure information dès le plus jeune âge ;
• un accès facilité au diagnostic ;
• une prise en charge médicale adaptée et multidisciplinaire ;
• un accompagnement psychologique et social ;
• un soutien à la procréation médicalement assistée et à l’adoption ;
• un renforcement de la recherche.

Ces attentes sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Le Gouvernement poursuivra ses efforts pour intensifier les actions de sensibilisation, soutenir les initiatives locales et travailler en étroite collaboration avec les associations.

Mais, au-delà des engagements, c’est un changement de regard que nous devons collectivement opérer.
Ne plus minimiser la douleur. Ne plus laisser le silence s’installer. Ne plus accepter que des femmes souffrent sans être écoutées, comprises ou accompagnées.

Agir contre l’endométriose, c’est agir pour la dignité, pour l’égalité et pour la justice.
C’est reconnaître à chaque femme le droit fondamental à la santé, à l’écoute et à l’espoir.

Mesdames et Messieurs,

J’en appelle à la mobilisation de tous : pouvoirs publics, professionnels de santé, familles, communautés et société civile. Ensemble, nous avons le devoir de briser les tabous, d’informer, de soutenir et d’accompagner.

Ensemble, faisons reculer l’indifférence. Ensemble, redonnons espoir. Ensemble, changeons des vies.

Je vous remercie.